Les Bourses européennes ouvrent en léger recul

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Les principales Bourses européennes ont ouvert en légère baisse mercredi mais les pertes sont limitées grâce au soutien du secteur de l’énergie avec l’annonce d’une OPA de Royal Dutch Shell sur BG Group.

À Paris, le CAC 40 perd 0,13% (6,45 points) à 5.144,74 points vers 9h25. À Francfort, le Dax recule de 0,38% mais à Londres, le FTSE progresse de 0,49%, soutenu par les valeurs pétrolières. L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro abandonne 0,25% mais le FTSEurofirst 300 prend 0,05%.

Royal Dutch Shell, le numéro un du secteur de l’énergie britannique, a dit mercredi avoir conclu un accord pour racheter BG Group pour 47 milliards de livres (64,34 milliards d’euros), soit environ 1.350 pence par action, réalisant la première méga-fusion dans le secteur pétrolier depuis des années.

A la Bourse de Londres, le titre Royal Dutch Shell abandonne 1,8%, tandis que celui de BG Group s’envole de près de 40%, signant la plus forte progression du Stoxx 600.

Dans son sillage, les autres compagnies pétrolières profitent du mouvement de consolidation. Tullow Oil grimpe de 8,9% et BP s’adjuge 3,9%.

A Paris, Technip et Total mènent la hausse avec respectivement des gains respectifs de 1,47% et 0,85%.

Sur le plan sectoriel, l’énergie bondit de 5,54%, signant la meilleure performance pour le moment devant les ressources de base (+0,65%).

Le secteur des médias anime également la cote avec l’intérêt prêté à Vivendi (+0,74%) pour le groupe britannique de télévision payante Sky (+3,6%), qui a une capitalisation boursière de 17,6 milliards de livres.

Marché: l’euro pénalisé par les négociations grecques

La monnaie unique européenne subissait un net recul mardi midi sur le marché des changes sur un regain de doute quant à l’issue des négociations avec la Grèce. A cette heure, l’euro cédait ainsi 0,89% contre le dollar américain à 1,0727, ainsi que 0,99% contre le yen à 128,74, et 0,65% contre le sterling à 0,7266.

Face au franc suisse, le mouvement est plus mesuré, avec une baisse de 0,24% à 1,0447. En revanche en Asie, la devise unique européenne perd même un peu plus de 1% face à la roupie indonésienne, au yuan chinois, au dollar de Singapour et au baht thaïlandais.

En effet, l’octroi de nouveaux moyens de financement à Athènes, dont la dette publique est presque deux fois plus élevée que le PIB, dépend des négociations en cours au sein de l’Eurogroupe. Tout dépend de la fameuse ‘liste’ de réformes que le chef du gouvernement grec réputé anti-austérité à son arrivée au pouvoir, Alexis Tsipras, présentera à ses partenaires européens. Pour l’heure, ladite ‘liste’ ne semble pas avoir été arrêtée.

“Les tensions restent vivent entre Athènes et ses créanciers. L’Allemagne, principal créancier, ne souhaite plus débloquer davantage d’aides financières pour la Grèce, tant que le gouvernement d’Alexis Tsipras n’aura pas apporté de réformes plus précises”, indique Saxo Banque à ce propos.

D’où un regain de l’aversion au risque que reflète la baisse de la parité euro/dollar, commentent ce matin les cambistes de Société Générale (PARIS:SOGN).

Par ailleurs, les statistiques européennes de la matinée sont globalement ressorties en ligne avec les attentes : ainsi, le taux d’inflation annuel de la zone euro est estimé à – 0,1% en mars 2015, en hausse par rapport au mois de février où il était de – 0,3%, selon Eurostat.

Le taux de chômage, qui pour février ressort à 11,3% contre 11,4% en janvier, dépasse légèrement les prévisions de 0,1 point de pourcentage.

Les indicateurs américains seront suivis de près cette semaine, notamment les chiffres de l’emploi, vendredi. “Les cambistes restent prudents avant la publication du rapport du Bureau of Labor Statistics sur le marché du travail aux Etats-Unis”, qui vendredi devrait selon le consensus témoigner de 245.000 créations de poste en mars, après 295.000 en février, indique Aurel BGC.

Rappelons que des deux côtés de l’Atlantique, les marchés boursiers resteront fermés vendredi et lundi prochains, en raison du Vendredi Saint qui précède Pâques.

Plus près de nous cet après-midi, les cambistes seront attentifs à l’indice PMI de la région de Chicago, puis à celui de la confiance des consommateurs américains selon le Conference Board.

d’apres investing.com

L’Etat monte au capital de Renault pour garantir son influence

L’Etat français a annoncé mercredi son intention d’acquérir jusqu’à 4,73% supplémentaires du capital de Renault pour garantir qu’il disposera de droits de vote doubles à l’issue de l’assemblée générale du groupe automobile le 30 avril.

Cette acquisition, dont une grande partie a déjà été réalisée mardi, se fera pour un prix compris entre 814 millions et 1,232 milliard d’euros, précisent les ministères de l’Economie et des Finances dans un communiqué.

Elle « ne préfigure en aucun cas un mouvement durable à la hausse ou à la baisse » de la participation de l’Etat dans Renault, ajoutent-ils.

L’Etat, qui détenait 15,01% du capital de Renault avant cette opération, verra sa participation augmenter jusqu’à 19,74% grâce à l’acquisition d’un maximum de 14 millions d’actions.

Il a déjà acquis 9,56 millions d’actions sur le marché à travers une banque, le solde de 4,4 millions d’actions pouvant être acquis par cette banque pour le compte de l’Etat, à un prix plafonné.

L’Etat a également acquis des options de vente à prix fixe pour une durée de six mois. « Ceci permettra, si l’Etat le souhaite, de dénouer cette opération à cet horizon-là en sécurisant ses intérêts patrimoniaux et en minimisant le risque sur l’évolution du cours de Renault », a-t-on expliqué dans l’entourage du ministre de l’Economie.

L’opération doit permettre à l’Etat de garantir le rejet lors de l’assemblée générale de Renault d’une résolution visant à empêcher l’acquisition de droits de vote doubles par les actionnaires détenant des titres depuis plus de deux ans.

« Notre objectif, c’est de sécuriser les droits de vote doubles », pas d’augmenter durablement la participation de l’Etat au-delà du niveau de 15%, a-t-on ajouté.

Options binaires : EUR/USD en baisse à la fin de la séance aux Etats-Unis

EUR/USD est négociée à 1,0814, en baisse de 0,99% au moment de la rédaction de l’article.

Cette paire de devises trouverait un support à 1,0749, le plus bas du jeudi, et une résistance à 1,1038, le plus haut de lundi.

Par ailleurs, l’Euro est affaibli contre la Livre Sterling et le Yen japonais, la paireEUR/GBP perdant 0,52% pour toucher 0,7302 et la paire EUR/JPY en baisse de 0,36% pour toucher 130,06.

La Bourse de Tokyo finit en hausse de 0,76%, à un pic de 15 ans

La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 0,76%, à un pic de 15 ans, à la faveur d’importantes injections de liquidités par des petits porteurs investissant dans des nouveaux fonds mutuels composés d’actions.L’indice Nikkei a gagné 149,27 points à 19.789,81 points, son niveau le plus élevé depuis avril 2000. Le Topix, plus large, a pris 9,92 points (0,63%) à 1.588,47 points.

Le Nikkei est soutenu par le lancement cette semaine de nouveaux véhicules d’investissement, qui ont généré une collecte de quelque 160 milliards de yens (1,2 milliard d’euros).

La Banque du Japon (BoJ) a par ailleurs maintenu sa politique monétaire ultra-accommodante et réaffirmé sa vision plutôt optimiste de l’économie mercredi, passant ainsi outre une série d’indicateurs macro-économiques semblant plutôt attester d’un ralentissement de l’activité.

(Hideyuki Sano, Benoît Van Overstraeten et Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

 

 

Analyse CAC40 pour le 08 Avril 2015

CAC40

Haussier

5126/5110 – Zone 1 – Support
5100/5082 – Zone 2 – Support
5064/5025 – Zone 3 – Support

PP Daily – 5117,40
PP Weekly – 5054,70

Bienvenue chez les fous, c’est haussier, c’est clair, mais cette journée de fous va devoir être consolidée et si cette journée se transforme en débacle il ne faudra pas s’étonner.

Les retours sur les zones 1, 2 et 3 est fort possible, et le PP weekly 5054 devra tenir sinon on risque de revenir au point de départ et dessous le point de départ c’est la débacle, car ce top serait perçu comme un pic marché.

Conclusion : les haussiers vont devoir tenir.

Bien à vous,
Gilbert Drouvroy pour Investing.com

Avertissement :
Cette analyse est diffusée à titre purement informatif et éducatif et ne constitue en aucune façon un document de sollicitation en vue de l’achat ou de la vente des instruments financiers émis par la société objet de l’étude.
L’investissement et le trading sont des activités présentant des risques financiers.
Tout investisseur doit donc se faire son propre jugement quant à la pertinence d’un investissement dans une quelconque valeur mobilière émise par la société mentionnée dans cette analyse, en tenant compte des mérites et des risques qui y sont associés, de sa propre stratégie d’investissement et de sa situation légale, fiscale et financière.

Newsletter du 09 Avril 2015

Ca s’est passé hier sur les marchés

  • « Les contrats à terme sur Or ont reculé durant la séance en Asie »
  • « Les contrats à terme sur Pétrole Brut ont augmenté durant la séance en Asie »
  • « Le Premier ministre indien en France pour séduire les investisseurs »
  • « La Russie pourrait avancer des fonds à la Grèce »
  • « Sous la surface poussiéreuse de Mars, des glaciers »
  • « Wall Street avance légèrement après les minutes de la Fed »
  • « Paris dévoile une nouvelle trajectoire pour ses comptes publics »
  • « Bénéfice trimestriel d’Alcoa grâce à une augmentation des ventes »
  • « Forex – EUR/USD en baisse à la fin de la séance aux Etats-Unis »
  • « Michel Sapin ne voit pas de baisse du chômage avant 2016″
    (Source Investing.com)

Résultats á ne pas manquer aujourd’hui :

08:00 – ALLEMAGNE
Exportations Allemagne (Mensuel) (Févr.)
Importations Allemagne (Mensuel) (Févr.)
Production industrielle Allemagne (Mensuel) (Févr.)
Balance commerciale Allemagne (Févr.)
Parités concernées EUR/USD

13:00 – ROYAUME UNI
QE BoE – Total des achats d’actifs (Avr)
Décision de la BoE sur les taux d’intérêt (Avr)
Parités concernées GBP/USD GBP/JPY GBP/CHF EUR/GBP

14:30 – ETATS UNIS
Bénéficiaires réguliers de l’allocation chômage
Inscriptions hebdomadaires au chômage
Inscriptions hebdomadaires au chômage – Moy. mobile 4 sem.
Parités concernées EUR/USD USD/JPY USD/CHF GBP/USD

Résultats,annonces et discours aujourd’hui :

08:00 – ALLEMAGNE
Exportations Allemagne (Mensuel) (Févr.)
Importations Allemagne (Mensuel) (Févr.)
Production industrielle Allemagne (Mensuel) (Févr.)
Balance commerciale Allemagne (Févr.)
Parités concernées EUR/USD

09:00 – ROYAUME UNI
Indice des prix immobiliers Halifax (Annuel) (Mar)
Indice des prix immobiliers Halifax (Mensuel) (Mar)
Parités concernées GBP/USD GBP/JPY GBP/CHF EUR/GBP

10:30 – ROYAUME UNI
Balance commerciale (Févr.)
Balance commerciale hors UE (Févr.)
Parités concernées GBP/USD GBP/JPY GBP/CHF EUR/GBP

13:00 – ROYAUME UNI
QE BoE – Total des achats d’actifs (Avr)
Décision de la BoE sur les taux d’intérêt (Avr)
Parités concernées GBP/USD GBP/JPY GBP/CHF EUR/GBP

14:30 – ETATS UNIS
Bénéficiaires réguliers de l’allocation chômage
Inscriptions hebdomadaires au chômage
Inscriptions hebdomadaires au chômage – Moy. mobile 4 sem.
Parités concernées EUR/USD USD/JPY USD/CHF GBP/USD

14:30 – CANADA
Permis de construire (Mensuel) (Févr.)
Indice des prix des logements neufs (Mensuel) (Févr.)
Parités concernées USD/CAD EUR/CAD

15:45 – ETATS UNIS
Indice Bloomberg de confiance des consommateurs
Parités concernées EUR/USD USD/JPY USD/CHF GBP/USD

16:00 – ETATS UNIS
Stocks de grossistes (Mensuel) (Févr.)
Parités concernéesEUR/USD USD/JPY USD/CHF GBP/USD

16:30 – ETATS UNIS
Stocks de gaz naturel
Parités concernéesEUR/USD USD/JPY USD/CHF GBP/USD

19:00 – ETATS UNIS
Adjudication de T-Bonds à 30 ans
Parités concernéesEUR/USD USD/JPY USD/CHF GBP/USD

Le rouble au plus haut depuis fin novembre face à l’euro

Le rouble, dont l’effondrement a plongé la Russie dans une crise économique et financière, est remonté mardi à son plus haut niveau en plus de quatre mois face à l’euro, confirmant un redressement qui laisse espérer aux autorités russes une stabilisation de l’économie.

Soutenue notamment par l’apaisement des combats en Ukraine et la stabilisation des cours du pétrole, la devise russe a repris plus de 30% en deux mois face à la monnaie unique européenne.

L’euro est descendu mardi jusqu’à 59,45 roubles, passant sous le seuil des 60 roubles pour la première fois depuis le 27 novembre, et valait vers 14H45 GMT 59,88 roubles. Il avait touché 100 roubles au plus fort de la crise mi-décembre.

Le dollar est passé sous le seuil des 55 dollars pour la première fois depuis le 30 décembre, jusqu’à 54,76 roubles, son plus bas niveau depuis la fin décembre, et valait 55,08 roubles vers 14h45 GMT.

Ce rebond a notamment permis d’observer des signes de stabilisation de l’inflation, qui a atteint en mars son plus haut niveau en rythme annuel depuis 2002 à 16,9%. Des ministres ont indiqué que la chute du produit intérieur brut attendue cette année pourrait être plus réduite que les 3% attendus.

La patronne de la banque centrale, Elvira Nabioullina, s’est défendue mardi de faire monter « artificiellement » le rouble en réduisant les liquidités disponibles.

« A notre avis, le renforcement du rouble s’est produit en raison d’une série de facteurs: la stabilisation des prix du pétrole, la fin du pic des remboursements de dette extérieure, des ventes de devises plus équilibrées de la part des exportateurs et sans aucun doute notre hausse des taux et le développement de nos instruments de refinancement en devises », a-t-elle ajouté, citée par les agences russes.

La Banque de Russie a augmenté son taux directeur à 17% en décembre pour enrayer la chute du rouble. Elle l’a réduit depuis à petits pas jusqu’à 14% pour éviter d’aggraver de manière excessive la crise avec un coût de l’emprunt insoutenable.

Repli des Bourses européennes à la mi-séance

A l’exception de Milan, les Bourses européennes étaient orientées à la baisse lundi à la mi-séance, le rebond observé vendredi étant stoppé par la chute du compartiment technologique (-2,17%), plombé par l’avertissement de l’allemand SAP sur ses résultats et un nouveau plongeon du titre Gemalto à Paris.

À Paris, le CAC 40 perd 0,92% (-37,12 points) à 3.996,06 points vers 10h25 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,19% et à Londres, le FTSE recule de 0,93%. L’indice paneuropéen EuroStoxx 50 abandonne 0,89%.

En revanche, les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en légère hausse, la place boursière américaine étant ainsi susceptible de poursuivre sur sa lancée de vendredi, initiée par des indicateurs macro-économiques meilleurs que prévu.

Le repli des places européennes est limité par une actualité chargée du côté des fusions & acquisitions et par la bonne tenue de l’action Electrolux (+5,51%) après les résultats du troisième trimestre du groupe d’électro-ménager suédois.

Le titre Nutreco (+39,61% à 39,39 euros) affiche de loin la plus forte hausse de l’indice Stoxx 600 après que SHV, société néerlandaise de capital-investissement, a annoncé le lancement d’une offre amicale de rachat du spécialiste de la nutrition animale au prix 40 euros par action, soit 2,69 milliards d’euros au total.

Le titre Adidas prend de son côté 4,52% après des informations du Wall Street Journal disant qu’un groupe d’investisseurs comprenant Jynwel Capital et des fonds affiliés au gouvernement d’Abou Dhabi souhaitent racheter au groupe d’articles de sport sa marque américaine Reebok pour environ 2,2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros).

L’action Havas avance de 6,62% à la suite de l’annonce vendredi d’une offre publique d’échange de son premier actionnaire, Bolloré, sur la société. De son côté, le titre Bolloré perdait 7,30%, deuxième plus forte baisse de l’indice Stoxx 600 derrière Gemalto (-7,37%).

Le spécialiste des cartes à puce pâtit, comme vendredi, du doute des investisseurs à son égard suite à l’annonce par Apple du lancement d’une nouvelle carte SIM maison.

SAP (-4,26%) a réduit lundi sa prévision de bénéfice d’exploitation pour l’ensemble de l’exercice 2014 du fait de la tendance croissante des entreprises à s’équiper en logiciels sur internet plutôt qu’en achetant des produits physiques, ce qui repousse l’enregistrement des facturations.

Dans ce contexte d’incertitudes des Bourses, nombre d’actifs jugés plus sûrs enregistrent de légers gains, comme l’or et les Bunds allemands.

L’euro affiche une légère hausse par rapport au dollar après que la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé avoir commencé ses rachats d’obligations sécurisées, une des mesures de stimulation la BCE destinées à relancer l’économie de la zone euro.

Sur le marché obligataire, le rendement des obligations souveraines émis par des pays dits périphériques – qui avaient fortement augmenté la semaine dernière en raison des craintes d’un ralentissement économique mondial – sont en lègère hausse.

Les cours du brut repartent à la baisse, ce qui pèse sur l’indice regroupant les valeurs pétrolières européennes (-1,94%).

 

 

 

Wall Street s’attend à sa pire saison des résultats depuis 2009

NEW YORK (Reuters) – Wall Street se prépare à sa pire saison des résultats trimestriels depuis 2009 avec sérénité, comptant sur le maintien d’une politique monétaire accommodante par la Réserve fédérale pour absorber le choc.

Si les dernières semaines ont été marquées par des dégagements de la part des investisseurs, il n’y a pas eu de vente panique sur les actions toutefois.

Pourtant, les prévisions sur les bénéfices des entreprises du S&P 500 n’ont cessé d’être revues à la baisse depuis le début de l’année en raison à la fois de la flambée du dollar, de la chute des cours du pétrole et d’un hiver rigoureux qui a pesé sur l’activité.

Alcoa (NYSE:AA) donnera mercredi le coup d’envoi des publications de résultats du premier trimestre et JPMorgan Chase ainsi que d’autres banques mais aussi General Electric (NYSE:GE) suivront la semaine prochaine.

Les résultats des entreprises du S&P 500 sont attendus en baisse de 2,8% sur le trimestre, par rapport à la même période un an auparavant, ce qui en ferait le pire trimestre depuis le troisième trimestre de 2009, encore marqué par les séquelles de la crise financière, montrent des données de Thomson Reuters.

Le sentiment des investisseurs reste soutenu par les anticipations d’un report par la Réserve fédérale de la première hausse de ses taux directeurs depuis près de dix ans. L’indice S&P 500 a cédé 1,7% en mars mais affiche encore une hausse symbolique de 0,8% par rapport à son niveau de la fin 2014.

« FORTE PROBABILITÉ DE BONNES SURPRISES »

« Le marché résiste remarquablement bien… face aux inquiétudes sur les résultats et au fait que les nouvelles économiques sont un peu moins bonnes qu’attendu », relève Robert Pavlik, responsable de la stratégie de marché de Boston Private Wealth. « Les anticipations prennent en compte la possibilité que la Réserve fédérale ne modifie pas ses taux au moins jusqu’en septembre, peut-être même un peu plus tard. »

Les résultats des entreprises du S&P 500 dépassent en général des attentes revues à la baisse et les stratèges soulignent qu’une forte révision en baisse des prévisions pour le premier trimestre rend d’autant plus facile leur dépassement.

Le marché « n’attend pas grand chose » en termes de résultats pour ce trimestre, note Joe Bell, analyste sur les actions de Schaeffer’s Investment Research, ce qui signifie que « la probabilité de bonnes surprises est d’autant plus élevée. »

Du premier trimestre 2008 au quatrième trimestre 2014, les données de Thomson Reuters montrent un écart médian positif de 8,5% entre les prévisions de résultats pour un trimestre donné et les résultats publiés.

De fait, la baisse des résultats au premier trimestre a été largement annoncée, y compris par les entreprise elles-mêmes.

Si les résultats sont conformes aux attentes des analystes, les actions sembleront un peu chères mais toute bonne surprise contribuera au contraire à rendre les valorisations raisonnables.

Le ratio de capitalisation des résultats attendus du S&P 500 ressort à 16,7 fois contre plus 17 fois il y a quelques semaines, proche de son niveau de la fin 2014. Sa moyenne de longue période est de 14,9, selon les données Thomson Reuters.

Les perspectives de résultats publiées par les entreprises elles-mêmes n’ont jamais été aussi pessimistes depuis le quatrième trimestre de 2013, montrent encore les données Thomson Reuters.

DOLLAR FORT ET BAISSE DU PETROLE

Sur les 128 perspectives publiées par les entreprises du S&P 500, 105 sont des révisions à la baisse et 17 seulement des révisions à la hausse.

Au moins 69 des 105 avertissements sur résultats du trimestre sous revue sont principalement imputés à la vigueur du dollar, ce qui en fait de loin le facteur pénalisant le plus largement cité, montre une analyse conduite par Thomson Reuters.

La hausse du dollar se traduit comptablement par un effet de change négatif sur les résultats dégagés hors des Etats-Unis par les multinationales américaines. Le dollar s’est apprécié de 9% contre un panier de devises des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis sur le premier trimestre.

Priceline et Hewlett-Packard figurent parmi les entreprises pour lesquelles l’effet de change est le plus négatif, selon cette analyse.

« Le change est notre principal défi à court terme », avait déclaré le PDG de Priceline Darren Huston, lors d’une téléconférence le 19 février, soulignant que 90% de l’activité de son entreprise était réalisée à l’international.

Seules quelques entreprises ont imputé la dégradation attendue de leurs résultats aux conditions climatiques rigoureuses du début d’année.

Aux moins onze entreprises ont mentionné la baisse des cours du pétrole comme un facteur négatif mais 13 l’ont cité comme ayant un impact favorable.

Aucune des entreprises du S&P 500 du secteur de l’énergie n’a donné d’indication sur ses résultats trimestriels. La forte chute attendue de leurs profits constitue la raison principale de la perspective négative pour l’ensemble des valeurs de l’indice.

Les profits des valeurs du S&P 500 du secteur de l’énergie sont attendus en baisse de 64% par rapport au premier trimestre de 2014, montrent les données Thomson Reuters.

Hors énergie, les profits des entreprises du S&P 500 sont attendus en hausse de 5,4% sur le trimestre.